Rhône-Alpes : fort contraste entre vente et locatif
La tendance : fort contraste entre vente et locatif
Un marché toujours haut en prix, mais ralenti en certains endroits de la région. Des pics atteints à Annecy. Le locatif, lui, s’assagit.
Nos villes test : Lyon, Grenoble et Annecy
Ces trois villes ont été réunies en 2006 par une même inflation des prix, pour des raisons différentes liées à leurs spécificités. Résultat : forte tendance à la migration vers la périphérie des cités
LYON
Le marché se déplace vers la grande couronne
Dans la capitale des Gaules, les quartiers les plus cotés restent difficilement accessibles aux classes moyennes, à la Tête d'Or, aux Brotteaux, à Bellecour, dans le Vieux Lyon et une bonne partie de la Croix Rousse et de Saxe – Préfecture, des secteurs regroupés dans les 2,3, 4 et 6ème arrondissements.
Entre mars 2005 et mars 2006, les prix avaient augmenté à Lyon intra-muros de 17,7%, après avoir progressé de 95,7% en 5 ans. Pour l’ancien, selon les notaires lyonnais interrogés, le prix moyen affiché est de 2 580 €/m2 fin 2006. Dans le neuf, la moyenne du marché local a dépassé la barre psychologique des 3 000 € au m2.
Cette année, si les transactions s’allongent, le marché reste soutenu. Illustration : ce T2 d’environ 50 m2 qui a été vendu à trois reprises par la même agence immobilière depuis 2005. De 130 000 euros à l’époque, il est passé à 150 000 euros en 2006 et est mis en vente cette année à 160/170000 euros ! Pour un appartement avec un garage, il faudra ajouter 15 000 euros au budget. Comptez du reste de 10 à 12 000 euros pour une simple place de parking.
Des sommets qui ont amené le marché à se déplacer vers la grande couronne de l’agglomération. Côté locatif, comme dans de nombreuses villes de la région, les loyers marquent le pas et se négocient même quelques rares fois à la baisse
GRENOBLE
Inflation dans le neuf !
Situation privilégiée en plein montagne, développement économique dans les high-tech… Selon le dernier observatoire FNAIM, Grenoble offre un prix moyen de 2 815 euros le m2, soit 11,6 % d’augmentation en un an.
Les quartiers les plus prisés restent l’Ile verte et l’hyper-centre. La topographie et le relief font que les terrains sont rares, ce qui contribue à l’augmentation naturelle de la valeur du foncier. Ainsi les prix du terrain à bâtir ont ainsi augmenté de 25% depuis l'année dernière ! Une inflation qui se répercute naturellement sur les constructions neuves. Le prix du mètre carré dépasse 3 000 € à Grenoble (autant qu’à Lyon…) et devrait même atteindre 3 700 € pour les programmes en cours livrables à la fin de cette année 2007.
ANNECY
Pas de maison individuelle à moins de 500 000 euros
Avec son lac mythique, son atmosphère aux notes presque surannées et ses charmes discrets, Annecy attire à la fois des familles, des retraités, des étrangers séduits par l’excellence de sa qualité de vie. La proximité de la Suisse (en 2009, avec la nouvelle autoroute, Genève ne sera plus qu’à une vingtaine de minutes du lac), l’intérêt des investisseurs et des frontaliers explique les pics atteints par les prix de l’immobilier local.
Le triangle d’or local se situe autour des galeries Lafayette, en bord de lac, (avenue d’Albiny) et au centre ville ; dans ce secteur, vous trouverez difficilement une affaire à moins de 5 000 € par mètre carré. A ce niveau de prix on peut parler de spéculation. Une situation qui a fait littéralement fuir certaines classes moyennes obligées de consacrer plus du tiers de leur budget au logement. Même fièvre acheteuse pour les rares maisons individuelles d'Annecy qui ne se négocient pas à moins de 500 000 €.
Pourtant, les professionnels locaux soulignent là aussi depuis peu des négociations « à la baisse » : on traite régulièrement sous les prix annoncés ! Les biens au-dessus de 450 000 euros partent « plus difficilement ». Les ventes sur des produits neufs se concluent malgré tout autour de 4500 à 5000 euros le m2.
Annecy reste donc une ville très chère et les acquéreurs se replient sur les alentours où le marché est en train d’exploser aussi. Avec les nombreux appartements sur le marché, le locatif local est plus sage.
Notre conseil : si votre bourse vous permet d’acheter à Annecy, vous pouvez encore le faire sans risque ! En négociant bien le prix, vous pourrez sans doute réaliser un bon placement.
(Sources:Chambres départementales des notaires et Paruvendu.fr)
La tendance : fort contraste entre vente et locatif
Un marché toujours haut en prix, mais ralenti en certains endroits de la région. Des pics atteints à Annecy. Le locatif, lui, s’assagit.
Nos villes test : Lyon, Grenoble et Annecy
Ces trois villes ont été réunies en 2006 par une même inflation des prix, pour des raisons différentes liées à leurs spécificités. Résultat : forte tendance à la migration vers la périphérie des cités
LYON
Le marché se déplace vers la grande couronne
Dans la capitale des Gaules, les quartiers les plus cotés restent difficilement accessibles aux classes moyennes, à la Tête d'Or, aux Brotteaux, à Bellecour, dans le Vieux Lyon et une bonne partie de la Croix Rousse et de Saxe – Préfecture, des secteurs regroupés dans les 2,3, 4 et 6ème arrondissements.
Entre mars 2005 et mars 2006, les prix avaient augmenté à Lyon intra-muros de 17,7%, après avoir progressé de 95,7% en 5 ans. Pour l’ancien, selon les notaires lyonnais interrogés, le prix moyen affiché est de 2 580 €/m2 fin 2006. Dans le neuf, la moyenne du marché local a dépassé la barre psychologique des 3 000 € au m2.
Cette année, si les transactions s’allongent, le marché reste soutenu. Illustration : ce T2 d’environ 50 m2 qui a été vendu à trois reprises par la même agence immobilière depuis 2005. De 130 000 euros à l’époque, il est passé à 150 000 euros en 2006 et est mis en vente cette année à 160/170000 euros ! Pour un appartement avec un garage, il faudra ajouter 15 000 euros au budget. Comptez du reste de 10 à 12 000 euros pour une simple place de parking.
Des sommets qui ont amené le marché à se déplacer vers la grande couronne de l’agglomération. Côté locatif, comme dans de nombreuses villes de la région, les loyers marquent le pas et se négocient même quelques rares fois à la baisse
GRENOBLE
Inflation dans le neuf !
Situation privilégiée en plein montagne, développement économique dans les high-tech… Selon le dernier observatoire FNAIM, Grenoble offre un prix moyen de 2 815 euros le m2, soit 11,6 % d’augmentation en un an.
Les quartiers les plus prisés restent l’Ile verte et l’hyper-centre. La topographie et le relief font que les terrains sont rares, ce qui contribue à l’augmentation naturelle de la valeur du foncier. Ainsi les prix du terrain à bâtir ont ainsi augmenté de 25% depuis l'année dernière ! Une inflation qui se répercute naturellement sur les constructions neuves. Le prix du mètre carré dépasse 3 000 € à Grenoble (autant qu’à Lyon…) et devrait même atteindre 3 700 € pour les programmes en cours livrables à la fin de cette année 2007.
ANNECY
Pas de maison individuelle à moins de 500 000 euros
Avec son lac mythique, son atmosphère aux notes presque surannées et ses charmes discrets, Annecy attire à la fois des familles, des retraités, des étrangers séduits par l’excellence de sa qualité de vie. La proximité de la Suisse (en 2009, avec la nouvelle autoroute, Genève ne sera plus qu’à une vingtaine de minutes du lac), l’intérêt des investisseurs et des frontaliers explique les pics atteints par les prix de l’immobilier local.
Le triangle d’or local se situe autour des galeries Lafayette, en bord de lac, (avenue d’Albiny) et au centre ville ; dans ce secteur, vous trouverez difficilement une affaire à moins de 5 000 € par mètre carré. A ce niveau de prix on peut parler de spéculation. Une situation qui a fait littéralement fuir certaines classes moyennes obligées de consacrer plus du tiers de leur budget au logement. Même fièvre acheteuse pour les rares maisons individuelles d'Annecy qui ne se négocient pas à moins de 500 000 €.
Pourtant, les professionnels locaux soulignent là aussi depuis peu des négociations « à la baisse » : on traite régulièrement sous les prix annoncés ! Les biens au-dessus de 450 000 euros partent « plus difficilement ». Les ventes sur des produits neufs se concluent malgré tout autour de 4500 à 5000 euros le m2.
Annecy reste donc une ville très chère et les acquéreurs se replient sur les alentours où le marché est en train d’exploser aussi. Avec les nombreux appartements sur le marché, le locatif local est plus sage.
Notre conseil : si votre bourse vous permet d’acheter à Annecy, vous pouvez encore le faire sans risque ! En négociant bien le prix, vous pourrez sans doute réaliser un bon placement.
(Sources:Chambres départementales des notaires et Paruvendu.fr)